Le 3 juin 2026, Édouard Philippe se déplace dans une exploitation avicole à Saint-Cyr-sur-Menthon, dans l'Ain, en marge du congrès du syndicat des Jeunes Agriculteurs. Il y propose de compléter la Charte de l'environnement pour y inscrire l'agriculture comme un objectif légitime, par une modification constitutionnelle qu'il dit vouloir engager après l'élection présidentielle.
« Je propose de compléter la Charte de l'environnement (...) en indiquant que l'agriculture est un objectif légitime qu'il faut impérativement prendre en compte. »
Le déplacement illustre la méthode Philippe : un thème de fond porté depuis le terrain, en marge d'un congrès professionnel, plutôt que depuis un plateau. La proposition constitutionnelle, technique et différée après le scrutin, soutient le récit du sérieux et de l'État qui gouverne sur le temps long. Le choix d'opposer agriculture et environnement comme deux objectifs à concilier est un cadrage qui adresse la droite et le monde agricole sans verser dans la dramatisation.
