Le 3 juin 2026, l'entourage d'Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, dévoile un dispositif de double primaire pour départager la gauche en vue de 2027 : un premier vote entre socialistes et Place publique, puis un second vote élargi au reste de la gauche démocratique et écologique, dont François Ruffin, Marine Tondelier, Clémentine Autain, Benjamin Lucas-Lundy, Jérôme Guedj et Boris Vallaud. La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon en sont exclus. Une échéance est fixée au 9 juillet pour trancher la stratégie du parti. Fabien Roussel, qui refuse le processus unitaire, renvoie sa décision au congrès du PCF des 3, 4 et 5 juillet 2026.
La double primaire est un acte de recadrage : en posant une mécanique de désignation hors LFI, le PS tente de reprendre la main sur l'agenda de la gauche et d'enfermer Mélenchon dans une posture de candidat isolé. La fixation d'une échéance, le 9 juillet, transforme une querelle de méthode en compte à rebours, et force chaque prétendant, Ruffin, Glucksmann, Tondelier, Roussel, à se positionner sur un calendrier qu'il ne contrôle pas.
