Le 9 juin 2026, dans la matinale de France Inter, Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il se présente comme la candidature qui fédère et qui est ancrée dans le réel, affirme y aller pour gagner, et renvoie dos à dos Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon. Il avait lancé son mouvement La France humaine et forte en octobre 2024.
« Je suis la candidature qui fédère, la candidature ancrée dans le réel. »
L'entrée en campagne est cadrée par l'ancrage : Bouamrane fait du local sa légitimité nationale et du réel son argument différenciant face à une gauche jugée trop idéologique. Le geste « ni Bardella ni Mélenchon » est une triangulation qui cherche à capter l'électorat social-démocrate orphelin sans passer par l'appareil. Reste la dépendance au verrou des parrainages et à la primaire d'octobre, qu'il contourne plus qu'il n'affronte.
Un bilan concret est l'actif de communication le plus solide : montrer ce qu'on a déjà fait pèse plus lourd qu'annoncer ce qu'on fera. L'ancrage prouve, la promesse expose.