Le 10 mai 2026 à Reims, devant les cadres et élus d'Horizons, Édouard Philippe passe en phase de campagne présidentielle active. Il dévoile une direction collégiale de campagne formée de Christophe Béchu (secrétaire général d'Horizons et maire d'Angers), Marie Guévenoux (députée Renaissance, ancienne ministre) et Gilles Boyer (eurodéputé et délégué général d'Horizons), et annonce un premier grand meeting le 5 juillet à l'Adidas Arena à Paris, ainsi qu'un millier de réunions d'appartement. Il esquisse un projet présidentiel en quatre axes, produire, protéger, éduquer, soigner, et affiche une volonté de recomposition au-delà de son parti.
« Je sais qui je suis et je sais où nous allons. Un espace politique on n'en hérite pas, on le construit. »
Reims marque la bascule de la doctrine de la lenteur vers la montée en charge maîtrisée. Le candidat sort de la réserve sans céder à l'urgence : il structure d'abord (organigramme collégial), fixe un rendez-vous de masse (5 juillet) et pose un cadre programmatique en quatre mots. Les formules je sais qui je suis et rassembler très au-delà d'Horizons relèvent du réalignement : il revendique un espace politique nouveau plutôt qu'un héritage, ce qui acte la rupture avec le macronisme tout en visant la recomposition du centre et de la droite.