Le 4 août 2026, en déplacement en Vendée et dans un entretien au Figaro, Gabriel Attal fait des installations illicites des gens du voyage un thème de campagne. Il les qualifie de pur scandale qui se déroule tous les ans et qui pourrit la vie d'énormément de Français et d'élus locaux, et défend le principe selon lequel tous les modes de vie doivent respecter la loi de la République. Il propose de faire payer les occupants responsables de dégradations plutôt que les contribuables, résumé par son slogan tu dégrades, tu paies, l'appui sur la proposition de loi Michalet déjà adoptée au Sénat, interdisant toute installation sans déclaration et accord préalables, un registre national obligatoire à partir de vingt caravanes pour suivre les convois récidivistes, la création d'un délit d'occupation illicite et le renforcement des pouvoirs des préfets pour accélérer les évacuations. La prise prolonge l'axe autorité de l'État de son entretien au Journal du Dimanche du 2 août et s'inscrit dans une présence estivale intensive sur le terrain, destinée à combler son léger retard sur Édouard Philippe.
« Tu dégrades, tu paies »
Le dispositif occupe le terrain de l'ordre en plein creux estival, avec un procédé rôdé, une formule qui se retient. Le cadrage assigne le sujet au registre du respect de la loi de la République, ce qui déplace une question de politique locale vers un marqueur d'autorité de l'État, et prolonge sans rupture l'axe institutionnel de l'entretien au Journal du Dimanche du 2 août. La dramatisation, un pur scandale, hausse le niveau et installe un adversaire identifiable, l'installation qui pourrit la vie des élus locaux. L'occupation du vide est la mécanique de fond, sur un mois sans agenda de campagne, la présence physique répétée sur le terrain et la formule tu dégrades, tu paies capturent l'attention à faible coût et arment un candidat qui veut combler son retard. Le choix du Figaro comme support des propos vise un lectorat de droite, cohérent avec une captation d'électorat déjà lue le 2 août. La force du dispositif est sa clarté, sa limite est la répétition d'un registre qui, tenu tout l'été, peut enfermer le candidat dans un seul thème.