Le 2 août 2026, en réaction à l'entretien de Gabriel Attal au Journal du Dimanche, David Lisnard, maire de Cannes et fondateur de Nouvelle Énergie, publie sur X une facture de droits d'auteur de 19,58 euros, référence explicite à la Constitution de 1958 que son concurrent promet de réformer. Il reproche à Attal d'avoir repris onze propositions de Nouvelle Énergie, dont six intégralement et cinq partiellement, et documente son antériorité par son discours de Bayeux de juin 2026, où il défendait notamment un élargissement de l'article 11 de la Constitution pour soumettre directement aux Français des sujets comme l'immigration, la justice et l'école. Le document affiche une majoration pour usage sans citation, un abattement pour reprise dégradée, et fixe l'échéance de paiement au second tour de la présidentielle de 2027.
« Très attaché aux droits de propriété, et donc aux droits d'auteur, je vous transmets cette facture (à tarif très attractif) de la part des équipes de Nouvelle Énergie ayant construit ce projet »
Le dispositif remplit une double fonction avec un procédé peu documenté, la propriété intellectuelle appliquée au programme politique. Vers l'extérieur, la dérision chiffrée capte l'attention à moindre coût en plein creux estival, un candidat très sous-couvert obtenant une reprise nationale avec une seule publication. Vers l'intérieur de la droite, l'opération recadre le débat, elle ne conteste pas les idées d'Attal mais leur propriété, et rappelle l'antériorité intellectuelle de Nouvelle Énergie au moment précis où Attal cherche à capter cet électorat. L'occupation du vide est la seconde mécanique, la facture est calibrée pour un mois sans agenda de campagne, où le trait d'esprit vaut visibilité. La force du geste tient à son antériorité datée et sourçable, le discours de Bayeux de juin, qui arme la revendication de propriété d'une preuve vérifiable et non d'une simple affirmation.