Le 31 juillet 2026, en réaction à la crise migratoire de Ceuta, Jordan Bardella met en cause sur X la complicité passive du gouvernement socialiste espagnol et s'aligne sur la demande de suspension de l'Espagne de l'espace Schengen. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure qualifie ces accusations de mensonges, la controverse restant une bataille d'attribution des responsabilités.
« Nos nations et nos peuples n'ont pas à subir les conséquences de la complicité passive du gouvernement socialiste espagnol »
Le dispositif convertit une crise frontalière en preuve à charge contre un adversaire idéologique, le gouvernement socialiste espagnol, désigné non comme dépassé mais comme complice. La dramatisation hausse l'événement au rang de menace pour les nations et les peuples, registre qui excède le fait matériel et l'installe dans un récit de submersion. Le cadrage aligne le RN sur la position italienne de suspension de Schengen, ce qui internationalise la posture et l'ancre dans une famille européenne. La séquence appelle une réplique symétrique, le premier secrétaire du PS parlant de mensonges, ce qui transforme la crise en controverse d'attribution, terrain favorable à celui qui a posé le cadre en premier.