Le 28 juillet 2026, alors que l'incendie de Gironde a parcouru plusieurs dizaines de milliers d'hectares depuis le 22 juillet, la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier demande à Emmanuel Macron de réunir les forces politiques pour faire un point sur la situation climatique et plaide un état d'urgence climatique. Elle dénonce une lourde responsabilité de l'État et une impréparation face au dérèglement, pointe une sécurité civile restée adaptée aux années 1990, rappelant que sur les douze Canadair de la flotte française cinq seulement étaient opérationnels, et regrette que le rendez-vous de Beauvau de 2025 sur la sécurité civile n'ait pas débouché sur une loi. Le parti met aussi en cause une gestion forestière favorisant coupes rases et plantations d'essences inflammables.
Le dispositif convertit une catastrophe subie en épreuve de responsabilité de l'État. Le cadrage central déplace la lecture de l'incendie du registre de la fatalité vers celui de l'impréparation publique, chiffrée et vérifiable, cinq Canadair sur douze, un rendez-vous de Beauvau resté lettre morte, ce qui arme la critique de preuves plutôt que d'indignation. La dramatisation, l'état d'urgence climatique, hausse le niveau d'alerte et cherche à imposer un tempo, tandis que la demande de réunion des forces politiques par le président place Marine Tondelier en convocatrice du débat, position qui la sort du rôle d'opposante pour celui d'animatrice d'un moment de responsabilité collective. Le geste prolonge la ligne écologiste déjà tenue sur la canicule de juin, même grammaire de la responsabilité de l'État, même appui sur des manques matériels documentés.