Le 22 août 2026, à l'université d'été du Parti communiste français à Toulouse, Fabien Roussel place sa rentrée sous le signe du combat social et d'un cap anti-Macron. Il appelle à faire de cette rentrée celle de toutes les colères, de tous les espoirs et de toutes les luttes contre celui qu'il désigne comme le président des riches. Les travaux de l'université déploient les thèmes du parti, lutte contre l'extrême droite, féminisme, écologie, logement, paix, Front populaire, santé et éducation, en vue des échéances, budget puis présidentielle, et de la Fête de l'Humanité. Roussel n'est pas encore officiellement investi, sa candidature à l'Élysée devant être annoncée le 6 septembre après un vote des militants.
« Cette rentrée 2026 doit être celle de toutes les colères, de tous les espoirs, de toutes les luttes contre ce président des riches dont nous devons nous débarrasser »
Le dispositif est une dramatisation d'agrégation. Roussel ne défend pas d'abord un programme, il rassemble un affect, la colère, et lui donne une cible unique et personnalisée, le président des riches, procédé qui simplifie le paysage et offre un exutoire commun aux mécontentements épars. Le cadrage anti-Macron est le fil rouge qui relie budget et présidentielle dans une même séquence de combat. Le tempo est calculé, la prise de parole précède de deux semaines l'annonce de sa candidature prévue le 6 septembre, elle prépare le terrain militant sans l'engager encore, ce qui lui laisse la ressource d'un lancement dédié plus tard. La limite du dispositif est structurelle, dans une gauche à trois voire quatre candidatures, agréger la colère ne suffit pas à exister si les mêmes électeurs sont déjà courtisés par Mélenchon sur le registre de la rupture.