LE 25 OCTOBRE 2026, la page de l'émission Les Incorrectibles, animée par Éric Morillot, publie un entretien avec Éric Zemmour intitulé « Éric Zemmour, la France face au chaos ». RÉSERVE D'ACCÈS QUI COMMANDE LA FICHE : le contenu intégral de l'entretien est réservé aux abonnés payants et n'a pas été consulté. Ce qui est observable est la page publiée par l'émission elle-même, qui chapitre l'entretien et attribue à son invité, à la minute 6:22, la formule « On va vers une guerre civile », et à la minute 55:20, sous l'intitulé « Dissoudre LFI ? », la réponse « C'est stupide ». Ces formulations sont des intitulés éditoriaux posés par le diffuseur sur la parole de son invité, pas une transcription vérifiée, et elles sont citées ici comme telles. La date d'enregistrement n'est pas donnée, seule la date de publication l'est, ce qui interdit d'affirmer que cet entretien répond au bilan publié le même jour : le lien au bilan est posé en décor installé, pas en réaction documentée.
« On va vers une guerre civile »
Deux énoncés, pris ensemble, dessinent une position inhabituelle dans ce camp. L'un dramatise au maximum, la guerre civile, l'autre refuse la mesure que la dramatisation appelle, la dissolution de La France insoumise, et la qualifie de stupide. Le diagnostic est maximal et le remède proposé par les alliés est écarté. C'est un positionnement coûteux à court terme, il déçoit ceux que le diagnostic mobilise, et rentable en stature : celui qui annonce le pire depuis longtemps gagne à ne pas réclamer l'interdiction d'un parti, geste qui donnerait à l'adversaire le rôle de victime du droit. La réserve d'accès limite ce qu'on peut en dire. Le chapitrage est la mise en scène du diffuseur, et on ne sait pas ce que l'invité a dit entre les deux bornes.
Un diagnostic catastrophiste vous oblige ensuite à refuser les remèdes extrêmes qu'il appelle, sinon il vous emporte. Tenir l'alarme et décliner la mesure est la seule manière d'alerter longtemps sans devenir celui qui interdit.