Le samedi 3 octobre 2026, dans un entretien à La Tribune du Dimanche, Marine Le Pen déclare : « J'ai totalement confiance en Jordan. » La déclaration intervient deux jours après la publication par Mediapart de ses éléments d'authentification et l'annonce par Jordan Bardella d'une plainte pour faux et usage de faux. Elle avait auparavant dénoncé une « barbouzerie » et promis de « démonter » des manipulations. RÉGIME D'ATTRIBUTION : les écrits restent attribués et contestés, deux plaintes ont été déposées, l'observatoire ne se prononce pas sur leur authenticité.
« J'ai totalement confiance en Jordan »
La garantie est renouvelée après le deuxième versement de pièces, et c'est ce qui la distingue de celle du 28 septembre. La première était donnée avant de savoir ce que le journal détenait ; celle-ci est donnée en connaissance de ce qui a été publié, ce qui l'engage davantage. Le dispositif choisit en outre le registre de la confiance personnelle, j'ai totalement confiance en Jordan, et non celui de la preuve. Une confiance n'a pas à être démontrée et ne peut pas être réfutée par une pièce, ce qui la rend insensible à l'évolution du dossier documentaire ; en contrepartie, elle ne protège de rien si ce dossier s'établit, puisqu'elle n'aura jamais porté sur les faits. Le prénom seul, Jordan, accentue le registre personnel et déplace la scène de l'appareil partisan vers la relation. L'opération a une conséquence que l'émettrice ne contrôle pas : elle rattache publiquement son propre crédit à l'issue d'un contentieux dont elle n'est pas partie.
Garantir une personne plutôt que des faits vous met à l'abri de la contradiction documentaire et vous expose entièrement à l'issue. Une confiance affirmée ne se réfute pas, mais elle ne se révise pas non plus sans que la révision devienne elle-même l'information.