Du 8 au 9 juin 2026, Les Républicains organisent le premier tour du renouvellement de leurs fédérations, second tour prévu les 10 et 11 juin, avec près de 79 000 adhérents appelés à voter et plus de 5 000 candidatures. Un an avant la présidentielle, Bruno Retailleau, désigné candidat du parti par 73,8 % des adhérents en avril 2026, ne se contente pas d'une majorité derrière son nom : il cherche à transformer les fédérations en machine de campagne disciplinée. En contrepoint, Laurent Wauquiez annonce voter blanc et défend une primaire plus large, ouverte d'Édouard Philippe à Sarah Knafo.
La séquence n'est pas un meeting, elle se lit pourtant comme un acte de communication d'appareil : en instrumentalisant un scrutin interne, Retailleau met en scène l'incarnation d'un parti remis en ordre de marche et préempte le récit de l'unité de la droite avant ses rivaux. Le vote blanc de Wauquiez, assorti d'un appel à une primaire élargie, est l'esquive symétrique : refuser d'entériner la machine sans ouvrir la guerre des chefs, et garder ouverte l'hypothèse d'un rassemblement plus vaste que LR.