Le 22 mars 2026, au soir du second tour des élections municipales, Jordan Bardella prononce une allocution à Paris dans laquelle il revendique pour le Rassemblement national la plus grande percée de son histoire. Le RN met en avant près de 1 300 élus municipaux dès le premier tour et des victoires citées dans plusieurs communes, dont Agde, Carcassonne, Liévin, Montargis, Tarascon, Carpentras, Orange, Castres, La Seyne-sur-Mer et La Flèche, ainsi que Nice via son allié Éric Ciotti. Bardella reconnaît dans le même temps des défaites à Toulon, Marseille et Nîmes, tout en qualifiant l'ensemble de victoire.
« Avançons, ensemble, avec calme, avec force, et avec espérance. Vive la République, Vive la France. »
L'allocution transforme un résultat municipal contrasté, avec des bastions majeurs manqués, en récit d'élan continu vers 2027. En cadrant les gains comme « la plus grande percée » et la séquence comme « la fin d'un vieux monde à bout de souffle », Bardella préempte la lecture nationale du scrutin et installe la dynamique de parti comme rampe de lancement présidentielle. La clôture en registre républicain et apaisé prolonge la doctrine de normalisation. La revendication chiffrée provient du parti et est attribuée comme telle ; le compte rendu Public Sénat la croise.