Le 3 octobre 2025, à la suite du discours de politique générale de Sébastien Lecornu et du renoncement annoncé à l'article 49.3, Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, salue une méthode plus respectueuse de la démocratie tout en posant ses conditions : pour le Rassemblement national, ce sera la rupture ou la censure. Elle conditionne l'abstention de son groupe à une rupture sur l'immigration, la fiscalité des classes moyennes et la contribution à l'Union européenne.
« Pour le Rassemblement national, c'est la rupture ou la censure »
Cadrage parlementaire classique : Marine Le Pen occupe le terrain institutionnel et budgétaire, registre de stature, loin du dossier judiciaire. En posant l'alternative binaire rupture ou censure, elle se place en arbitre de la survie du gouvernement et déplace le récit de la candidate empêchée vers celui de la cheffe de groupe qui pèse sur l'exécutif. Le propos relève de la posture de pouvoir, pas de la défense personnelle.