Le 12 juin 2024, sur BFMTV, Éric Zemmour annonce l'exclusion de Marion Maréchal de Reconquête. Maréchal, tête de liste du parti aux élections européennes, avait quelques jours après le scrutin appelé à voter pour des candidats soutenus par le Rassemblement national aux législatives anticipées, ce que Zemmour qualifie de trahison. Selon Le Journal du Dimanche, Zemmour se dit écœuré et blessé. Marion Maréchal évoque de son côté une triple faute. La présomption d'innocence et la prudence éditoriale imposent de présenter le terme « trahison » comme employé par Zemmour, non comme un fait établi.
« Je préfère être naïf que traître. »
L'exclusion publique de la tête de liste européenne du parti, en plein choc des législatives anticipées, transforme une divergence de stratégie d'alliance en acte de pureté doctrinale. Zemmour choisit la clarté de la ligne au prix d'un appauvrissement de l'encadrement, ce qui nourrit la fragilisation organisationnelle ultérieure du mouvement.