Le jeudi 8 octobre 2026, veille du premier tour de la primaire Choisir 2027, Olivier Faure attaque la ligne de Raphaël Glucksmann sur franceinfo : « Il y a une option qui est une option au fond centriste, et puis une option de gauche », et avertit qu'une victoire de son concurrent signifierait pour le Parti socialiste « son effacement dans l'élection présidentielle » et que « Ce serait la première fois qu'il n'y a pas de socialiste candidat ». Raphaël Glucksmann qualifie ces mises en cause d'« attaques désespérées de dernière minute » et répond sur le fond qu'il « sera le candidat du Parti socialiste comme il l'a déjà été », rappelant : « J'ai conduit deux fois la liste socialiste aux élections européennes. » Il décrit son histoire avec les socialistes comme « intimement liée ». Les supports d'origine de ses réponses ne sont pas nommés par les dépêches consultées. Le premier tour se tient du vendredi 9 octobre à 8 heures au samedi 10 octobre à 20 heures, par vote électronique. AUCUNE INTENTION DE VOTE N'EST VERSÉE ICI : l'observatoire ne publie aucun résultat chiffré par candidat.
« attaques désespérées de dernière minute »
L'attaque et la réponse portent sur le même objet, l'appartenance, et pas du tout sur le programme. Olivier Faure ne conteste pas une mesure, il conteste une nature, option au fond centriste, et il en déduit une conséquence institutionnelle, l'effacement du parti. L'argument est habile parce qu'il s'adresse à un corps électoral restreint et adhérent, pour qui la survie de l'organisation est un enjeu propre, distinct de la victoire en 2027. La réponse ne discute pas la qualification de centriste et choisit un autre terrain, celui du titre à représenter. J'ai conduit deux fois la liste socialiste est un fait vérifiable, daté et non réfutable, opposé à une appréciation de ligne qui, elle, ne se prouve pas. C'est la parade la moins coûteuse disponible : elle déplace la discussion d'un jugement vers un état civil politique. Le qualificatif attaques désespérées de dernière minute fait le reste du travail en requalifiant l'attaque comme un symptôme de faiblesse adverse, ce qui dispense d'y répondre sur le fond. Le procédé ne vaut toutefois que par le résultat : si le scrutin le dément, la même phrase devient la trace d'une confiance mal placée.
Quand on conteste votre nature, répondez par un fait vérifiable plutôt que par une profession de foi : un jugement se discute indéfiniment, un mandat exercé ne se discute pas. Et méfiez-vous de qualifier une attaque de désespérée à la veille d'un vote, car c'est le vote qui dira si vous aviez raison.
- PrimaireDépêche AFP (primaire, à la veille du premier tour Glucksmann favori, sans convaincre complètement), reprise par Orange, publiée le 8 octobre 2026 à 20 h 01 · 2026-10-08
- PrimaireDépêche AFP (à la veille de la primaire, Faure tire ses dernières cartouches contre Glucksmann), reprise par Orange, publiée le 8 octobre 2026 à 10 h 00 · 2026-10-08