UPGF
Le syndicat né d'une exclusion.
Fiche mise à jour le 11 juillet 2026
Union des pharmacies groupées de France, née du rapprochement de l'UNPF, syndicat centenaire, et de l'UDGPO, union de groupements. Création officialisée par communiqué le 27 octobre 2025, présentation officielle le 18 février 2026 à Boulogne-Billancourt. Présidente : Valérie Jougla, pharmacienne titulaire à Grenade en Haute-Garonne. Cofondateurs : Laurent Filoche (président de l'UDGPO et de Pharmacorp) et Christophe Le Gall (UNPF). Directeur général : François Tesson. Devise : « Le renouveau officinal ».
Modèle d'adhésion inédit : chaque pharmacien membre d'un groupement adhérent devient automatiquement membre du syndicat sauf opposition expresse, cotisation de 50 euros intégralement prise en charge par les groupements. Gouvernance en collèges : titulaires, groupements, adjoints, étudiants, institutionnels. Ligne économique : refus du modèle tout honoraires défendu par la FSPF, défense de la marge commerciale, avec un chiffre étendard emprunté au rapport IGAS-IGF, jusqu'à 25 % de perte de rémunération en dix ans. L'UPGF demande la représentativité à titre dérogatoire pour siéger au cycle conventionnel.
Le 9 avril 2026, elle alerte publiquement contre les risques du tout honoraires après la signature de l'avenant n° 2 le 7 avril, à laquelle elle n'était pas partie. Fin juin, elle dénonce l'absence des groupements à la table des négociations et le fait de placer « les structures qui réussissent sur le banc des suspects ».
Un syndicat construit comme une marque de rupture. L'exclusion fondatrice : ne pas être convié à la table devient l'argument central, chaque avenant signé sans lui prouvant sa thèse de la profession mal représentée depuis dix ans.
Le retournement du chiffre accusateur : les 25 % de perte de rémunération du rapport IGAS-IGF, document à charge contre les groupements, convertis en pièce à décharge pour les titulaires.
Les titulaires membres de groupements, agrégés en masse par l'adhésion automatique financée par les groupements, donc un argument de représentativité ; et la ministre de la Santé, à qui l'UPGF demande une place à la table.
La masse fabriquée est aussi sa principale vulnérabilité : un syndicat dont la cotisation est payée par les groupements prête le flanc à l'accusation d'être leur voix plutôt que celle des titulaires. C'est exactement là que ses rivaux frapperont. La symétrie avec le duel FNSEA et Coordination rurale de notre Décodeur de la Coop est frappante : le monopole de la représentation face au challenger qui dispute le monopole du mécontentement.
- 01UPGF, communiqué du 18 février 2026, positions et gouvernance (site officiel)février 2026· source primaire
- 02Le Moniteur des pharmacies, « UPGF : quand la marge est érigée en ligne de combat syndicale » (axes 2026, citation Filoche sur les 25 %, demande de représentativité)février 2026
- 03Le Moniteur des pharmacies, « Nouveau syndicat UPGF : une adhésion prise en charge par les groupements »novembre 2025
- 04Revue Pharma, « Le nouveau syndicat UPGF est né » (présidente Valérie Jougla, ligne rémunération mixte)février 2026
- 05UPGF, positions sur les négociations conventionnelles (fin juin 2026)juin 2026