Autopsie d’une crise : pourquoi la France manque de médecins là où elle en a besoin
Le paradoxe de l’Atlas 2025
Au 1er janvier 2025, la France comptait 241 255 médecins en activité — soit 11,9 % de plus qu’en 2010, selon l’Atlas de la démographie médicale publié par le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) en mars 2025. Le chiffre paraît rassurant. Il masque une réalité inverse.
Car dans le même temps, le nombre de médecins généralistes libéraux en activité régulière a chuté de 19,1 % depuis 2010, pour atteindre 45 468 praticiens — un plancher historique. Leur part dans la profession est tombée à 40,7 % des actifs réguliers, contre 47,1 % en 2010. La médecine de ville disparaît pendant que la médecine totale augmente. La crise des déserts médicaux n’est pas une pénurie de médecins — c’est une fuite structurelle de la médecine générale libérale.
« Notre santé ne peut pas dépendre de notre code postal. »
— Guillaume Garot, député de la Mayenne, rapporteur de la proposition de loi sur la régulation des installations médicales, 2025
L’effet de ciseaux démographique
Les causes sont structurelles et se cumulent depuis trente ans. Dans les années 1980, la France formait 9 000 étudiants en deuxième année de médecine. Dans les années 2000, ce chiffre a été réduit à 3 500 sous l’effet d’un numerus clausus trop sévère. Le résultat arrive aujourd’hui : les départs à la retraite sont structurellement plus nombreux que les nouvelles installations dans les territoires sous-dotés. L’assouplissement du numerus clausus — devenu numerus apertus en 2020 — produira ses effets, mais pas avant 2030 au mieux.
À cette pénurie quantitative s’ajoute une désaffection qualitative : les jeunes médecins ne veulent plus exercer seuls en libéral. L’activité salariée représente désormais 46,5 % des médecins en activité en 2025, contre 42,2 % en 2015. Un médecin salarié suit en moyenne 500 à 600 patients ; un libéral, 1 100. Le basculement vers le salariat ne résout pas la pénurie — il l’accélère mécaniquement.
| Indicateur | Chiffre 2025 | Évolution depuis 2010 | Source |
|---|---|---|---|
| Médecins en activité totale | 241 255 | +11,9 % | CNOM Atlas 2025 |
| Généralistes libéraux actifs réguliers | 45 468 | −19,1 % | CNOM Atlas 2025 |
| Français sans médecin traitant | 6,7 millions | En hausse constante | Assurance Maladie / DREES |
| Part du territoire en désert médical | 87 % | 62 % en Île-de-France | Gouvernement / info.gouv.fr |
| Médecins refusant de nouveaux patients | 65 % | +12 points vs 2019 | CNOM enquête 2022 |
| Part du salariat chez les actifs | 46,5 % | +4 points vs 2015 | CNOM Atlas 2025 |
Le Pacte contre les déserts médicaux : un plan ambitieux, une mise en œuvre incertaine
Le 25 avril 2025, François Bayrou s’est rendu dans le Cantal pour annoncer le Pacte de lutte contre les déserts médicaux. Le plan prévoit notamment : 151 territoires prioritaires (« zones rouges ») identifiés par les ARS, des médecins volontaires assurant jusqu’à 2 jours de consultations par mois dans ces zones (indemnisés 200 € par jour), la mise en place de la quatrième année d’internat de médecine générale dès novembre 2026, et 3 700 « docteurs juniors » déployés sur le territoire. L’objectif affiché : 50 millions de consultations supplémentaires par an dans les zones sous-dotées.
Le plan est sérieux. Mais il souffre d’un angle mort que personne ne nomme : à quoi sert d’installer une maison de santé si les patients ne savent pas qu’elle existe ? La France compte aujourd’hui plus de 2 500 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) en fonctionnement, avec un objectif gouvernemental de 4 000 d’ici 2027. Beaucoup peinent à remplir leur patientèle — non faute de médecins, mais faute de visibilité.
La MSP : la solution qui ne se connaît pas elle-même
Un modèle qui fait ses preuves — et reste invisible
Les chiffres plaident pour la maison de santé pluriprofessionnelle. Un médecin qui exerce en MSP prend en charge 600 patients de plus par an qu’un praticien en exercice isolé, selon le Ministère de la Santé. La mutualisation du secrétariat, des équipements et de la charge administrative libère du temps médical. La pluridisciplinarité — généralistes, infirmiers, kinés, sages-femmes sous un même toit ou en réseau — permet une prise en charge globale que le cabinet isolé ne peut pas offrir.
Pourtant, Sophie, médecin généraliste et co-fondatrice d’une MSP de six praticiens dans une ville de 25 000 habitants, partage ce constat amer lors d’un échange avec ELMARQ en janvier 2026 : « On a ouvert il y a 18 mois. On a mis deux ans à monter le projet, sécurisé les financements, trouvé les praticiens. Le bâtiment est magnifique, le projet de santé est solide. Et on a encore des patients qui nous appellent pour savoir si on accepte de nouveaux patients — alors que c’est écrit sur notre site depuis l’ouverture. Mais quel site ? Personne ne le cherche. »
Le paradoxe est documenté : les structures qui ont résolu le problème de l’accès aux soins n’ont pas résolu le problème de la visibilité. Et l’invisibilité d’une MSP a un coût direct : une patientèle sous-remplie réduit les financements ARS (calculés sur le nombre de patients pris en charge), fragilise l’équilibre économique de la structure, et décourage les médecins qui pourraient s’y installer.
Le maire dans tous ses états : entre ingéniosité et impuissance
Thierry est DG d’une communauté de communes de 28 000 habitants en Normandie. Sa commune-centre a perdu son dernier médecin généraliste libéral en 2024, parti à la retraite sans repreneur. Depuis, Thierry sait ce que veut dire l’expression « désert médical » — concrètement. Un panneau « Médecin recherché » à l’entrée du village. Une prime d’installation de 15 000 €. Un logement de fonction proposé. Aucun candidat.
La Gazette des Communes a documenté ce phénomène national : certains maires rivalisent d’imagination pour attirer des blouses blanches — clips vidéos, appels à druides, primes exceptionnelles. Ce qui manque dans ces démarches n’est pas l’envie. C’est la méthode. Attirer un médecin, c’est une opération de communication et de marketing territorial — pas seulement une question financière. Et aucun de ces élus n’a jamais été formé pour ça.
« Les solutions locales ne remplacent pas une stratégie nationale — mais elles peuvent la compléter, à condition d’être construites avec méthode. »
— Dr Luc Duquesnel, président de la CSMF des médecins généralistes, 2025
Le piège de l’invisibilité : ce que les médecins libéraux et les MSP ne font pas
Un secteur sans culture de la communication
La médecine libérale française a une culture de l’ordonnance, pas de la communication. Le médecin soigne, prescrit, oriente — mais il ne se raconte pas, ne se rend pas visible, ne construit pas de relation avec son territoire au-delà du comptoir de consultation. Cette posture a une explication historique : l’Ordre des médecins a longtemps encadré très strictement toute forme de « publicité » médicale. Cette époque est révolue — mais les réflexes sont restés.
Résultat : 65 % des médecins généralistes libéraux n’ont aucune présence numérique active en dehors d’une entrée Doctolib ou une fiche Pages Jaunes non revendiquée. Leur fiche Google My Business est souvent inexistante, leurs horaires jamais mis à jour, leurs services (téléconsultation, médecine préventive, vaccination, bilan de prévention) invisibles. Un patient qui cherche un médecin traitant en 2026 cherche d’abord sur Google — et ne trouve pas ce médecin, alors qu’il est à 800 mètres de chez lui.
| Ce que le patient fait en 2026 | Ce que le médecin libéral moyen propose | L’écart |
|---|---|---|
| Cherche « médecin traitant [ville] » sur Google | Fiche GMB inexistante ou non revendiquée | Invisibilité totale sur la recherche locale |
| Vérifie si le médecin accepte de nouveaux patients | Information absente ou sur Doctolib uniquement | Perte du patient qui part chercher ailleurs |
| Cherche les services proposés (téléconsult, vaccins, bilan…) | Aucun site, aucune page, aucun listing de services | Le patient ne sait pas ce que propose le cabinet |
| Lit les avis Google avant de choisir | Aucune gestion des avis, souvent 0 avis ou avis non répondus | Déficit de confiance perçue |
| Cherche une MSP de proximité acceptant des patients | Site MSP souvent inexistant ou non référencé | La MSP reste invisible malgré ses capacités d’accueil |
| S’informe sur les horaires d’ouverture et la permanence | Horaires non mis à jour, permanence non communiquée | Patient perdu au profit des urgences ou du médecin de garde |
Les trois erreurs fatales
Erreur 1 : Croire que Doctolib remplace une stratégie de visibilité. Doctolib est un outil de prise de rendez-vous — pas un outil de communication. Il suppose que le patient vous a déjà trouvé. Si votre présence numérique s’arrête à Doctolib, vous êtes visible pour les patients qui vous cherchent déjà — invisibles pour tous les autres.
Erreur 2 : Penser que la réputation locale suffit. Le « bouche-à-oreille » fonctionne pour les patients installés depuis 20 ans. Il ne fonctionne pas pour les nouveaux arrivants, les étudiants, les familles qui viennent de s’installer, les personnes isolées. Ce sont précisément les profils les plus vulnérables face au désert médical — et les plus absents du réseau de bouche-à-oreille local.
Erreur 3 : Communiquer uniquement sur la prise de rendez-vous. La communication médicale n’est pas que transactionnelle. Les MSP qui réussissent à remplir leur patientèle ne disent pas seulement « nous acceptons des patients » — elles construisent une identité, un ancrage territorial, une relation de confiance avec leur bassin de population. C’est ce que l’article de santé publique appelle l‘health literacy locale : faire en sorte que les habitants savent ce que leur structure de santé peut faire pour eux.
Ce que les communes font — et pourquoi ça ne suffit pas
L’immobilier médical se porte bien. La médecine manque de locataires.
La France compte plus de 2 500 maisons de santé pluriprofessionnelles en fonctionnement — avec un objectif gouvernemental de 4 000 d’ici 2027. Beaucoup de ces structures ont été construites ou rénovées grâce à des financements publics importants : FMIS (Fonds pour la Modernisation et l’Investissement en Santé), subventions ARS, investissements des collectivités territoriales. En Hauts-de-France, les 293 MSP actives au 1er décembre 2025 mobilisent 5 024 professionnels de santé, selon les données de l’ARS régionale.
Le problème : construire une MSP ne suffit pas à attirer des médecins, ni à attirer des patients. Les ARS elles-mêmes le reconnaissent dans leurs critères de financement 2025 : l’appel à projets FMIS en Nouvelle-Aquitaine exige désormais que les porteurs de projets démontrent « la qualité du projet de santé mis en œuvre » et l' »intégration de la MSP dans l’écosystème local » — autrement dit, une capacité à communiquer sur leur existence et leur offre.
L’attractivité médicale : une question de communication autant que de primes
Les collectivités investissent massivement dans les primes d’installation (de 5 000 € à 50 000 € selon les territoires), les logements de fonction, les mises à disposition de locaux. Ces leviers ont leur utilité. Mais ils ignorent une dimension essentielle : un jeune médecin choisit son territoire d’installation comme on choisit un lieu de vie, pas comme on choisit un poste de travail. Il évalue l’école pour ses enfants, les commerces, la qualité de vie, la dynamique locale — des éléments qui relèvent tous de la marque territoire.
Or, 50 % des médecins généralistes formés s’installent à moins de 85 km de leur lieu de naissance, selon une donnée citée dans le Pacte déserts médicaux d’avril 2025. Ce chiffre indique que l’attractivité territoriale commence à l’université — au moment où un interne découvre un territoire lors d’un stage. Les collectivités qui communiquent sur leur territoire auprès des facultés de médecine et des internes ont un avantage structurel sur celles qui attendent qu’un médecin frappe à leur porte.
Le Cabinet Visible™ : un cadre d’action en trois piliers
Définition
Le Cabinet Visible™ désigne une stratégie de communication qui transforme le cabinet médical ou la maison de santé d’un point de dispensation de soins passif en acteur de santé reconnu, identifiable et ancré dans son territoire. Il repose sur le constat que l’excellence du soin ne suffit plus dans un contexte de concurrence pour les patients et pour les praticiens — la valeur doit être perçue, communiquée, et intégrée dans l’écosystème local.
Ce concept est transposable à toutes les structures de médecine ambulatoire : cabinet de médecine générale, maison de santé pluriprofessionnelle (MSP), centre de santé, communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS).
Pilier 01 — Visibilité patient : rendre le cabinet trouvable, lisible et rassurant pour les patients qui cherchent un médecin traitant ou un spécialiste. Google My Business optimisé (photos, horaires, services, avis), présence sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne avec informations complètes, site web minimaliste mais à jour, communication sur les créneaux disponibles et les spécialités. Indicateurs : nouveaux patients par mois, taux de remplissage de la patientèle, taux de patients en liste d’attente convertis.
Pilier 02 — Visibilité territoriale : faire du cabinet ou de la MSP un acteur reconnu de l’écosystème de santé local. Partenariats avec les autres professionnels de santé (pharmaciens, infirmiers libéraux, kinésithérapeutes), communication avec les EHPAD et établissements scolaires, participation aux actions de prévention santé, relation avec la mairie et les élus. Indicateurs : partenariats actifs, événements prévention organisés, recommandations entrantes de professionnels voisins.
Pilier 03 — Visibilité d’attractivité : rendre la structure attractive pour les futurs praticiens. Communication vers les facultés de médecine (accueil de stagiaires et d’internes), présence sur les plateformes de mise en relation médecin-structure, valorisation du projet de santé et des conditions d’exercice, témoignages des praticiens en place. Indicateurs : candidatures spontanées de praticiens, internes accueillis, taux de renouvellement de l’équipe.
| Pilier | Objectif | Outils clés | Acteur principal |
|---|---|---|---|
| Visibilité patient | Être trouvé par les patients qui cherchent un médecin traitant | GMB, Doctolib complet, site web, avis | Cabinet / MSP |
| Visibilité territoriale | Être reconnu comme acteur incontournable du bassin de vie | Partenariats santé, prévention, relation mairie | Cabinet + Collectivité |
| Visibilité d’attractivité | Attirer des praticiens et des internes | Présence facultés, témoignages, accueil de stage | Cabinet + ARS + Collectivité |
Ce que la collectivité peut faire — et ne fait pas
L’angle mort du Pacte déserts médicaux
Le Pacte de lutte contre les déserts médicaux d’avril 2025 est centré sur deux leviers : la formation (plus de médecins formés, mieux orientés vers les zones sous-denses) et l’incitation financière (primes, indemnités de déplacement). Ce sont des leviers nécessaires. Ils laissent un angle mort : la communication.
Or, la collectivité locale dispose de leviers de communication que ni l’ARS ni le gouvernement ne peuvent actionner à sa place :
- Elle connaît son territoire mieux que quiconque — ses forces (cadre de vie, réseau scolaire, dynamisme économique), ses atouts pour convaincre un jeune médecin de s’installer
- Elle dispose de canaux de communication directs vers sa population — magazine municipal, réseaux sociaux, affichage, événements
- Elle est souvent le financeur du bâtiment de la MSP — et pourtant ne communique pas sur les services que cette structure propose
- Elle a une capacité de mobilisation des médias locaux qu’un cabinet médical isolé n’a pas
Thierry l’a compris après 18 mois de recherche infructueuse d’un médecin par voie de prime : « On a arrêté de parler d’argent. On a commencé à parler de vie. On a fait une vidéo de trois minutes sur notre territoire — les écoles, la vie associative, la proximité de Caen, les 40 minutes de mer. On l’a envoyée à 12 facultés de médecine normandes. Six internes nous ont contactés. Un s’est installé. »
Les leviers qui fonctionnent : 6 outils documentés
| Levier | Mécanisme | Résultat documenté | Applicable par |
|---|---|---|---|
| Google My Business optimisé | Fiche complète (services, horaires, photos, FAQ) + gestion des avis | +40 à 70 % de visibilité sur la recherche locale « médecin [ville] » | Cabinet, MSP |
| Site web MSP structuré | Page « acceptons de nouveaux patients », liste des praticiens, services, horaires, coordonnées | Réduction des appels entrants inutiles, conversion des patients chercheurs | MSP, centre de santé |
| Communication vers les facultés | Présentation territoire + projet de santé aux internes en 3e et 4e année | 50 % des médecins s’installent à <85 km de leur lieu de naissance — les stages sont décisifs | MSP + Collectivité |
| Accueil de stagiaires | Devenir maître de stage universitaire (MSU) — exigence des ARS dans les nouveaux financements FMIS 2025 | Principal vecteur d’installation : l’interne qui a fait son stage s’installe 3× plus souvent | MSP (généralistes MSU) |
| Vidéo de territoire | Film court (3-5 min) montrant le cadre de vie, diffusé auprès des facultés et sur les réseaux | Outil de conviction pour les médecins en recherche d’installation — différenciant | Collectivité + MSP |
| Présence événementielle santé | Journées prévention, dépistage, ateliers — visibilité auprès de la population ET des partenaires professionnels | Renforcement de l’ancrage territorial, recommandations entrantes de professionnels, couverture presse locale | MSP + Collectivité |
Plan d’action 12 mois — du cabinet invisible au Cabinet Visible™
| Phase | Mois | Actions clés | Livrable |
|---|---|---|---|
| Diagnostic | 1–2 | Audit visibilité numérique (GMB, Doctolib, site), cartographie des acteurs santé du territoire, analyse de la patientèle existante | Rapport visibilité, mapping concurrence et partenaires potentiels |
| Fondations | 3–5 | Création/optimisation GMB, refonte ou création site MSP, production de contenus (présentation de l’équipe, services, horaires), mise en place du suivi des avis | Fiche GMB complète, site web opérationnel, page « nouveaux patients » |
| Activation territoriale | 6–9 | 3 partenariats actifs (pharmacie, infirmiers, EHPAD), 1 événement prévention, contact avec facultés (présentation projet de santé + offre de stage), vidéo de territoire | Partenariats formalisés, retombées presse locale, candidatures praticiens |
| Consolidation | 10–12 | Mesure KPIs (patientèle, nouveaux patients, avis, candidatures praticiens), programme d’accueil d’internes formalisé, bilan avec la collectivité et l’ARS | Dashboard : taux de remplissage, avis, candidatures. Plan année 2. |
✦ Diagnostic express — votre cabinet ou MSP est-il visible ?
□ Votre fiche Google My Business est revendiquée, complète et mise à jour
□ Un patient peut savoir en moins de 60 secondes si vous acceptez de nouveaux patients
□ Vos services (téléconsultation, bilans, vaccinations, spécialités) sont listés en ligne
□ Vous avez des partenariats actifs avec au moins 3 autres professionnels de santé du territoire
□ Vous avez accueilli au moins un interne ou stagiaire en médecine au cours des 24 derniers mois
0–1 réponse : Invisible · 2–3 : Émergent · 4–5 : Visible
Ce que la communication peut — et ne peut pas — faire
La crise des déserts médicaux est d’abord démographique et politique. Elle ne se résoudra pas sans une réforme de la formation médicale — dont les effets n’arriveront pas avant 2030 au plus tôt. Elle ne se résoudra pas sans une meilleure répartition des installations sur le territoire — un débat politique qui se joue au Parlement, pas dans un cabinet de communication.
Mais il y a une part du problème que les outils financiers et législatifs ne résoudront pas : l’invisibilité des structures qui existent déjà. Les 2 500 MSP en fonctionnement pourraient prendre en charge davantage de patients si elles étaient trouvables. Les territoires qui cherchent à attirer des médecins pourraient y parvenir si leur communication s’adressait aux bons interlocuteurs avec les bons messages.
La Pharmacie Visible™ a démontré qu’une profession en crise peut trouver dans la communication un levier réel — non pas pour résoudre la crise structurelle, mais pour en atténuer les effets là où ils sont le plus directement adressables. Le Cabinet Visible™ repose sur la même conviction.
— Marc Lugand-Sacy, ELMARQ
Les cabinets et les MSP qui traverseront la décennie de transition 2025-2035 — celle qui doit mener, si les projections du CNOM se confirment, vers une stabilisation puis une remontée de l’offre médicale libérale — seront ceux qui auront compris qu’être un bon médecin ne suffit plus. Qu’une MSP bien équipée et bien gérée reste invisible si personne ne sait qu’elle existe. Et que la collectivité qui fera la différence pour attirer de la médecine ne sera pas nécessairement celle qui paie le plus — mais celle qui communique le mieux.
Votre cabinet ou votre MSP est-il visible dans son territoire ? ELMARQ propose un audit de communication médicale — Le Cabinet Visible™ — pour les structures de santé ambulatoire et les collectivités qui souhaitent attirer de la médecine sur leur territoire. Diagnostic complet, plan d’action 12 mois, production des supports. Parlons-en →
Déserts médicaux & démographie médicale en France (2025-2026)
Sources & références
- CNOM — Atlas de la démographie médicale en France, situation au 1er janvier 2025 (28 mars 2025)
- Gouvernement français — Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dossier de presse (25 avril 2025)
- Gouvernement français — Dispositif 151 zones prioritaires « zones rouges » (2025)
- Ministère de la Santé — Plan d’action 4 000 maisons de santé pluriprofessionnelles (juin 2023)
- ARS Hauts-de-France — Données MSP régionales au 1er décembre 2025
- ARS Nouvelle-Aquitaine — Appel à projets FMIS 2025 : soutien aux projets immobiliers MSP
- Le Quotidien du Médecin — Atlas démographie médicale 2025 : davantage de médecins mais pas où il faudrait (28 mars 2025)
- Envies de Ville — Déserts médicaux : bilan 2025 (novembre 2025)
- Docndoc — Bilan 2025 des déserts médicaux (décembre 2025)
- Docndoc — Déserts médicaux : stratégies locales pour attirer des médecins (mars 2026)
- La Gazette des Communes — Déserts médicaux : toujours moins de médecins généralistes
- France Travail — Les MSP attirent de plus en plus les jeunes soignants (2025)
- Sénat — Mission d’information sur les inégalités territoriales d’accès aux soins, rapport novembre 2024
- GPM — Atlas de la démographie médicale 2025 : vers une surpopulation médicale en France ? (2025)



