Direction de la communication · Guide de référence

DirCom externalisé ou recrutement en CDI : comment choisir ?

Une entreprise qui structure sa communication hésite entre recruter un directeur en interne ou s'attacher un DirCom à temps partagé. La bonne réponse dépend de trois variables.

§ La réponse courte

Recruter un directeur de la communication en CDI, c'est un salaire chargé conséquent, un délai de recrutement, et un pari sur l'adéquation. S'attacher un DirCom à temps partagé, c'est un coût calibré, un démarrage rapide, et une séniorité immédiate, mais une présence non permanente. Le choix n'est pas idéologique, il dépend de la situation. À titre de repère de marché, l'étude de rémunérations Michael Page 2025 situe le salaire d'un directeur de la communication en France entre 70 000 et 180 000 euros brut par an selon l'expérience.

Trois variables tranchent. Le volume : une communication qui tourne à plein temps justifie un poste interne, une communication qui a besoin de cadence et de pilotage sans occuper cinq jours par semaine appelle le temps partagé. La maturité : une fonction à créer gagne à être structurée par un profil senior avant, éventuellement, d'être internalisée. Le besoin de séniorité : un enjeu stratégique réclame un niveau que le budget d'un seul poste junior ne paiera pas.

Le piège classique est de recruter un profil junior faute de pouvoir s'offrir un senior en interne, puis de lui demander un travail de direction qu'il n'a pas encore la surface de porter. Le temps partagé résout exactement cette contradiction : un niveau de direction, sur le volume réellement nécessaire. Le recours à des dirigeants à temps partagé n'a rien de marginal : selon France Transition, le marché français du management de transition pèse environ 800 millions d'euros et a progressé de 13,5 % en 2023.

ELMARQ propose ce format sous le nom DirCom Partagé, un directeur senior dédié un à trois jours par semaine, avec des résultats attendus dès les premières semaines, en alternative au recrutement d'un DirCom en CDI.

§ 01

Le vrai coût comparé

Un poste de DirCom en interne ne se résume pas au salaire : il faut ajouter les charges, les outils, le temps de recrutement et le risque d'erreur de casting. Sur la première année, le coût complet dépasse largement la rémunération affichée. Les estimations de référence chiffrent un recrutement raté sur un poste de cadre entre 45 000 et 100 000 euros, et au-delà de 150 000 pour un poste de direction, coûts directs et indirects confondus.

Le temps partagé se raisonne autrement : on paie une séniorité sur un volume défini, sans les coûts fixes d'un poste permanent. Pour une fonction qui n'a pas besoin de cinq jours par semaine, l'écart est net, et la séniorité obtenue est supérieure à ce qu'un budget de poste unique permettrait de recruter.

§ 02

Quand internaliser reste le bon choix

Le temps partagé n'est pas toujours la réponse. Une entreprise dont la communication est un métier central, avec un flux quotidien élevé et une équipe à manager en direct, a besoin d'une présence permanente. Dans ce cas, le poste interne s'impose.

Une trajectoire fréquente combine les deux dans le temps : un DirCom partagé structure la fonction, construit la doctrine et les process, puis passe le relais à un profil interne une fois la machine en route. L'externalisation devient alors une phase, pas un état définitif.

§ 03

Ce qu'un DirCom senior apporte que le volume ne dit pas

La valeur d'un directeur senior ne se mesure pas en jours de présence mais en décisions évitées et en arbitrages justes : dire non à une dépense inutile, cadrer une prise de parole risquée, éviter une crise par anticipation. Ces gains sont invisibles sur une fiche de poste et décisifs sur le résultat.

C'est aussi un accès : un profil expérimenté arrive avec un réseau, des repères, une méthode. Là où un poste junior apprend en faisant, un senior applique ce qu'il a déjà éprouvé. Le temps partagé rend cette séniorité accessible à des structures qui ne pourraient pas se l'offrir à temps plein.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande

Un DirCom à temps partagé peut-il vraiment piloter une communication ?+
Oui, à condition de cadrer le périmètre. Sur un à trois jours par semaine, un directeur senior pilote la stratégie, arbitre, encadre les prestataires et suit les résultats. Il délègue l'exécution quotidienne, mais garde la main sur les décisions qui comptent. C'est un rôle de direction, pas de production.
À partir de quelle taille d'entreprise cela a-t-il du sens ?+
Le format convient aux PME et ETI qui ont un enjeu de communication réel mais pas de quoi occuper un directeur à plein temps. En dessous, un accompagnement plus léger suffit souvent ; au-dessus d'un certain volume et d'une équipe à manager en direct, l'internalisation redevient pertinente.
Quel délai avant de voir des résultats ?+
Plus court qu'un recrutement, car il n'y a ni délai d'embauche ni montée en compétence. Un DirCom partagé senior cadre la situation dès les premières semaines et produit des effets mesurables rapidement sur les chantiers prioritaires, avant d'installer les résultats de fond dans la durée.
Le temps partagé revient-il moins cher qu'un recrutement ?+
Sur une fonction qui n'exige pas cinq jours par semaine, oui : on paie une séniorité sur un volume défini, sans les coûts fixes d'un poste permanent (charges, outils, recrutement, risque de casting). Pour une communication à flux quotidien élevé, l'équation s'inverse au profit de l'interne.
Peut-on passer du temps partagé à un poste interne ensuite ?+
C'est même une trajectoire courante. Le DirCom partagé structure la fonction, construit la doctrine et les process, puis passe le relais à un profil interne une fois la machine en route. L'externalisation devient une phase de structuration, pas un état définitif.

Prochaine étape

Estimer le format adapté à votre situation

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