New deal Marseille 2026 : ce que le Congrès mondial des médias peut et ne peut pas résoudre
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New deal Marseille 2026 : ce que le Congrès mondial des médias peut et ne peut pas résoudre

Le 77e Congrès mondial des médias WAN-IFRA s’ouvre le 1er juin 2026 au Palais du Pharo en partenariat avec CMA Media. 1 000 délégués, plus de 60 pays, keynote AG Sulzberger. Les organisateurs espèrent un new deal entre presse, tech et politique. Past Money pourra peut-être se négocier. Future Citation ne se résoudra pas en trois jours. Doctrine ELMARQ et lecture stratégique.

Marc Lugand-Sacy01.06.202614 min de lecture3 064 mots
TL;DR
§ Les points clés · 1 minutes de lecture condensées
  1. 01

    Pour les directions de presse, les institutions publiques européennes et les fondations politiques qui souhaitent peser sur l’écriture du cadre d’attribution presse-IA avant que les plateformes ne l’écrivent seules.

New deal Marseille 2026 : ce que le Congrès mondial des médias peut et ne peut pas résoudre
© ELMARQ · Illustration éditoriale

Le 1er juin 2026, le Palais du Pharo de Marseille ouvre le 77e Congrès mondial des médias d’information de la WAN-IFRA. Plus de 1 000 délégués, plus de 60 pays représentés, AG Sulzberger en keynote d’ouverture pour le New York Times, Almar Latour pour Dow Jones, Katharine Viner pour le Guardian, Phil Chetwynd pour l’AFP. Premier congrès tenu en France depuis 1995, organisé en partenariat avec CMA Media, propriété de Rodolphe Saadé, qui réunit La Provence, Corse-Matin et La Tribune. Le thème officiel se lit comme un programme : Emerging Voices. Emerging Risks. Inspiring Futures.

La veille, dimanche 31 mai, des patrons de presse internationaux ont rencontré à Marseille des responsables de plateformes d’intelligence artificielle, dont OpenAI et Google, en marge du programme officiel. CMA Media et WAN-IFRA espèrent que ces conversations préparatoires aboutissent à ce que les organisateurs nomment publiquement un new deal entre patrons de presse, acteurs de la tech et leaders politiques. WAN-IFRA opère par ailleurs depuis plusieurs mois son programme Newsroom AI Catalyst en partenariat avec OpenAI. CMA Media déploie en parallèle un AI Media Lab à Grand Central, siège marseillais de la branche médias du groupe, avec une équipe d’experts internationaux de Mistral AI.

Tout est en place pour un sommet qui peut produire des annonces. Tout n’est pas en place pour un sommet qui peut résoudre le problème de fond. Une partie de ce qui sera signé à Marseille pourra trouver une issue contractuelle. Une autre partie, plus structurante, ne se règlera pas en trois jours de congrès, parce qu’elle relève d’une asymétrie d’attribution que le format même du sommet ne saisit pas.

Le fait : trois mondes convoqués sur la même esplanade marseillaise

Le Congrès articule officiellement trois défis convergents identifiés par les organisateurs (The Media Leader FR, mai 2026). Premier défi, économique : la pérennité du modèle de financement des rédactions, alors que le trafic référent issu des moteurs de recherche s’érode et que la consommation d’information passe de plus en plus par des couches conversationnelles auxquelles les éditeurs n’ont pas négocié leur place. Deuxième défi, technologique : la transformation de la production, de la distribution et de la monétisation par l’IA générative, qui modifie en même temps les conditions d’écriture, les conditions de lecture et les conditions d’apparition. Troisième défi, politique : la liberté de la presse et la pression des appareils d’État, dont le Prix de la plume d’or 2026 décerné par WAN-IFRA aux journalistes photo et vidéo de Gaza rappellera la dimension internationale. Ce prix sera reçu par les représentants de l’AFP, de l’Associated Press et de Reuters, les trois agences dont les journalistes locaux couvrent le conflit.

Ces trois défis sont réels. Ils ne sont pas équivalents en horizon de traitement. Le défi économique est négociable au cas par cas avec chaque plateforme. Le défi technologique se déploie sur dix-huit à trente-six mois minimum et exige des transformations internes profondes. Le défi politique, le plus ancien et le plus universel, ne se règle pas par contrat. C’est précisément le mélange de ces trois horizons sous une même bannière de new deal qui rend le sommet de Marseille à la fois indispensable et insuffisant.

Le new deal Marseille : ce qu’il peut résoudre

Le new deal Marseille peut avancer concrètement sur trois sujets qui dépendent essentiellement d’une volonté de négociation contractuelle.

Premier sujet, la rémunération de l’usage des contenus de presse dans l’entraînement et la restitution des modèles. Plusieurs grands éditeurs ont déjà signé des accords bilatéraux avec OpenAI, Google ou Microsoft sur 2024 et 2025. Le sommet peut accélérer la généralisation de ce type d’accord aux éditeurs de taille intermédiaire qui n’ont pas eu jusqu’ici le poids de négociation suffisant, et installer une grille de référence utilisable par les sociétés d’auteurs et les syndicats professionnels. C’est un progrès réel sur la couverture économique du passé.

Deuxième sujet, l’attribution visible dans les réponses chatbot. Plusieurs plateformes IA ont commencé à afficher des liens vers les sources sous leurs réponses. Le sommet peut négocier une standardisation de ce balisage : visibilité minimale, position dans la réponse, statistiques d’usage. Cette discipline est déjà partiellement déployée chez Perplexity, partiellement chez ChatGPT, et largement absente chez d’autres. Un cadre négocié à Marseille peut accélérer l’harmonisation.

Troisième sujet, la coopération opérationnelle sur la lutte contre la désinformation. Les rédactions disposent d’une expertise de fact-checking que les plateformes n’ont pas la capacité de reconstituer en interne sans coût démesuré. Le sommet peut formaliser des protocoles d’alerte croisée, de signalement coordonné, de mutualisation des bases de désinformation, dans la lignée des analyses convergentes de Viginum, NewsGuard et EDMO documentées dans notre prise de position sur le Blanchiment Informationnel.

Ces trois sujets ne sont pas mineurs. Leur traitement à Marseille produira des annonces concrètes et des accords vérifiables. Mais ces trois sujets sont tous adressés à ce que nous appellerons le Past Money : la rémunération rétrospective d’une production déjà réalisée, ou l’organisation d’un partage de richesse sur un terrain déjà cartographié.

Le new deal Marseille : ce qu’il ne résoudra pas en trois jours

Le défi structurant que le sommet ne résoudra pas est celui de la Future Citation. La question n’est pas combien une plateforme paie à un éditeur pour avoir entraîné un modèle sur ses archives. La question est combien d’utilisateurs d’un chatbot conversationnel reçoivent demain matin une réponse à leur question d’actualité qui cite, ou ne cite pas, le travail de la rédaction de cet éditeur. Cette question n’est pas négociable au sens où on signe un contrat. Elle se résout par la mécanique d’apparition que nous avons décrite dans notre prise de position sur le GEO électoral.

L’asymétrie est structurelle. Une plateforme qui paie un éditeur pour utiliser ses archives n’est pas tenue de citer cet éditeur favorablement dans ses réponses futures. La citation favorable dépend d’une chaîne technique distincte du contrat de licence : la structuration éditoriale des contenus, le balisage sémantique, l’ancrage dans le corpus public, le maillage par citations tierces, la conformité aux protocoles d’attribution standard. Cette chaîne technique n’est pas un produit que les plateformes vendent. Elle est une discipline que l’éditeur doit poser, opérer et mesurer.

C’est l’équivalent d’un syndicat de pêcheurs qui négocie avec un industriel le prix du poisson déjà pêché, pendant qu’un autre industriel rachète discrètement le port d’attache. La négociation sur les prises passées peut être gagnée. La perte du port d’attache fera disparaître la pêche. Le Past Money est un sujet de droit. La Future Citation est un sujet de doctrine et d’infrastructure.

L’asymétrie d’attribution entre presse qualifiée et plateformes IA

L’asymétrie d’attribution est mesurable. Quand un utilisateur français pose à ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity ou Le Chat une question d’actualité, l’assistant produit une synthèse en quelques secondes. Cette synthèse est construite à partir d’un mélange de corpus d’entraînement, de couche de recherche en temps réel, et de bases tierces accessibles. La part attribuable à la presse qualifiée française dans cette synthèse n’est mesurée par aucun acteur public en mai 2026. Elle n’est mesurée que de manière fragmentaire et auto-promotionnelle par certains éditeurs eux-mêmes.

Cette absence de mesure publique n’est pas neutre. Elle signifie que la négociation à Marseille se fait à l’aveugle sur le sujet le plus structurant. Les éditeurs ne savent pas, en moyenne, à quelle position et avec quelle nuance leur travail apparaît dans les réponses des chatbots les plus consultés par leurs propres lecteurs. Les plateformes savent plus précisément ce qu’elles font, mais ne sont pas tenues de le partager. L’asymétrie d’information conditionne l’asymétrie de négociation.

L’instrument qui peut rétablir cette symétrie est un dispositif d’audit indépendant de la part de citation favorable de la presse française dans les principaux chatbots, sur un panel de requêtes d’actualité standardisé, publié à fréquence mensuelle selon une méthodologie ouverte et reproductible. Cet audit ne dépend d’aucun accord avec les plateformes. Il dépend d’un investissement public ou philanthropique modeste. Il rend visible ce que le sommet de Marseille traitera dans l’opacité.

Past Money et Future Citation : la confusion qui coûte cher à la presse

La confusion entre Past Money et Future Citation est le piège du sommet. Une rédaction qui obtient à Marseille un contrat de licence sur l’usage de ses archives par une plateforme et qui considère que la question de l’IA est ainsi traitée prendra dix-huit à trente-six mois de retard sur la Future Citation. Pendant ces dix-huit à trente-six mois, les concurrents disciplinaires (presse étrangère, fondations, fact-checkers, médias spécialisés) auront accumulé une trajectoire de citation que cette rédaction ne pourra plus rattraper en un cycle budgétaire.

La conséquence opérationnelle est nette. Les directions de presse qui négocient à Marseille un accord Past Money doivent simultanément déployer en interne un dispositif Future Citation. Les deux chantiers sont indépendants. Le premier se signe à l’extérieur, le second se construit à l’intérieur. Le premier produit du revenu à court cycle, le second produit de la position structurelle à dix-huit à trente-six mois. Une rédaction qui ne déploie que le premier sera plus riche et plus invisible que ses concurrentes disciplinaires en 2027.

Cette confusion est exactement celle qui a conduit, en 2010 et 2011, certaines rédactions françaises à signer avec Google des accords compensatoires sur l’indexation des actualités sans poser en parallèle une doctrine d’optimisation du référencement de leurs contenus. Le résultat est connu : les chèques ont été encaissés et l’autorité de référencement a continué à se déplacer vers les agrégateurs. L’erreur 2026 sur l’IA serait sa réplique exacte à l’échelle des chatbots.

Pendant ce temps, l’invisibilité de la presse française dans les chatbots avance

L’expérience commerciale ELMARQ via la plateforme AI COMMAND documente, depuis 2024, la position de citation favorable des principales rédactions françaises et étrangères dans les principaux chatbots, sur des panels de requêtes d’actualité économique, géopolitique et sectorielle. Les écarts observés sont déjà significatifs et croissants. Les rédactions internationales anglophones disposent d’un avantage structurel important sur les rédactions françaises, à qualité éditoriale comparable, parce que leurs contenus sont mieux représentés dans les corpus d’entraînement, mieux indexés par les couches de recherche en temps réel, et mieux maillés par des citations tierces.

Cet écart n’est pas un fatalisme linguistique. Il est un fait d’organisation. Plusieurs rédactions anglophones de premier plan ont structuré depuis 2023 des équipes dédiées au Generative Engine Optimization, avec des publications calibrées pour citation, des balises JSON-LD appliquées systématiquement, des protocoles d’attribution lisibles par les modèles. Aucune rédaction française n’a, à la date du sommet de Marseille, structuré formellement une équipe équivalente avec un mandat documenté et un budget identifié, sauf à de rares exceptions liées à des partenariats individuels.

Le sommet de Marseille est le moment opportun pour acter publiquement cet écart et organiser la réponse. Aucune annonce officielle confirmée à la date de publication ne suggère que le sommet ait inscrit ce point précis à son agenda formel. La doctrine ELMARQ recommande aux directions de presse françaises de poser ce point dès le premier jour, avant même les négociations Past Money.

Trois lignes de doctrine que la presse qualifiée doit poser

Trois lignes de doctrine sont déployables par toute rédaction qualifiée dans les six prochains mois, sans attendre une coordination internationale qui ne sera ni rapide, ni uniforme.

Première ligne, la doctrine d’attribution écrite et publiée. Chaque rédaction documente publiquement les sources qu’elle considère comme officielles, analytiques, journalistiques qualifiées et infrastructurelles, en distinguant les régimes avéré, probable, possible et conditionnel. Cette doctrine ressemble à la Doctrine d’Attribution Stricte ELMARQ dans son architecture et peut s’en inspirer ouvertement. Elle est lisible par les modèles, donc citable. Elle est lisible par les lecteurs, donc opposable. Elle protège la rédaction de la confusion avec les contenus blanchis dont nous avons décrit la mécanique en quatre couches précédemment.

Deuxième ligne, le programme structuré de Generative Engine Optimization éditorial. Toute rédaction qualifiée déploie une équipe dédiée, même modeste, dotée d’un mandat documenté et d’indicateurs de performance mensuels. Cette équipe travaille en parallèle de la rédaction et la nourrit par des recommandations opérationnelles : structuration éditoriale, balisage sémantique, FAQ enrichies, contenus pivot, maillage par citations tierces. Le coût d’une équipe minimale est faible au regard de l’enjeu de citation à dix-huit à trente-six mois.

Troisième ligne, l’audit indépendant de la part de citation favorable. Une rédaction qui ne mesure pas sa position dans les chatbots ne peut pas piloter sa stratégie. La mesure est techniquement accessible. ELMARQ l’opère commercialement pour des clients corporate, ETI et institutionnels via la plateforme AI COMMAND. Elle peut tout aussi bien être opérée par une équipe interne formée, par un consortium d’éditeurs mutualisant un coût d’audit, ou par un acteur public ou philanthropique indépendant. L’essentiel est qu’elle existe.

Six exigences d’un new deal qui rééquilibre vraiment l’asymétrie

Six exigences d’un new deal presse-IA qui rééquilibre vraiment l’asymétrie d’attribution, cadre ELMARQ Doctrine d’Attribution Stricte 2026
Exigence Catégorie Question à poser au sommet de Marseille Action déployable même sans accord
Standardisation du balisage de citation des sources dans les réponses chatbot Past Money mais aussi Future Citation Quel protocole d’affichage minimal obligatoire des sources ? Adoption volontaire du standard par les plateformes signataires d’une charte
Audit indépendant public de la part de citation favorable de la presse Future Citation Quel acteur indépendant publie la mesure mensuelle ? Consortium d’éditeurs ou acteur philanthropique mutualisant le coût
Doctrine d’attribution écrite et publiée par chaque rédaction Future Citation Quelle architecture commune sans uniformisation ? Chaque rédaction publie sa doctrine, modèle ELMARQ disponible
Équipe GEO éditoriale dotée d’un mandat documenté Future Citation Quel partage de méthodologie entre rédactions ? Création immédiate d’une équipe interne minimale par chaque rédaction
Programme commun de lutte contre la désinformation Past Money et politique Quels protocoles d’alerte croisée et de mutualisation ? Conventions bilatérales possibles entre rédactions sans accord avec plateformes
Indicateurs publics de transparence sur les corpus d’entraînement Past Money Quels seuils minimaux opposables ? Demande coordonnée des éditeurs, indépendamment du sommet

Le sommet de Marseille négociera des annonces Past Money que tout le monde verra et signera. Il ne traitera pas la Future Citation qui décide pourtant de la place de la presse française dans la couche conversationnelle de 2027 à 2030. Les directions de presse qui sortent de Marseille avec un seul chèque de licence en poche prendront dix-huit à trente-six mois de retard sur les concurrents disciplinaires qui auront en parallèle déployé une doctrine d’attribution écrite, une équipe GEO éditoriale et un dispositif d’audit indépendant. Le coût de ce retard ne sera jamais imputé au sommet. Il sera imputé au marché, à la concurrence, à la conjoncture numérique. Il est en réalité un coût direct d’une confusion de cadrage qui se traite avant le sommet, pendant le sommet et après le sommet.

Ce que cette séquence Marseille impose aux directions de presse et aux institutions en 2026

Le sommet de Marseille produit un moment politique. Il rassemble physiquement les principaux acteurs d’un écosystème qui ne se rencontre presque jamais dans une même salle. Cette densité a une valeur intrinsèque : elle accélère la décision sur les sujets négociables. Elle ne crée pas la décision sur les sujets non négociables.

Pour les directions de presse françaises, trois exigences en découlent. Première exigence, séparer dans le mandat de négociation Past Money et Future Citation. Une équipe pour chaque ligne, des indicateurs pour chaque ligne, des décisions pour chaque ligne. Le mélange des deux dans une même conversation tactique est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

Deuxième exigence, publier la doctrine d’attribution de la rédaction dans les soixante jours qui suivent le sommet. Cette publication n’est pas un communiqué. C’est un document de gouvernance opposable qui définit comment la rédaction source, vérifie, qualifie et cite. Il rend la rédaction lisible par les modèles et par les lecteurs, et il la protège contre le retournement rhétorique sur les sujets sensibles.

Troisième exigence, demander publiquement aux pouvoirs publics français et européens un dispositif d’audit indépendant de la part de citation favorable de la presse française dans les principaux chatbots. Ce dispositif coûterait, à l’échelle d’un consortium ou d’une convention publique, un budget inférieur au prix de quelques accords Past Money individuels. Son rendement structurel sur cinq ans serait disproportionné.

Pour les institutions publiques françaises et européennes, l’enjeu se formule différemment mais avec la même urgence. La voix de la presse qualifiée européenne dans la couche conversationnelle de 2027 est un sujet de souveraineté informationnelle. Sa réduction silencieuse pendant un cycle budgétaire serait l’équivalent informationnel d’une réduction silencieuse de la liberté d’expression sur un canal majeur. Le coût politique différé en serait considérable.

Pour les directions de presse, les institutions publiques européennes et les fondations politiques qui souhaitent peser sur l’écriture du cadre d’attribution presse-IA avant que les plateformes ne l’écrivent seules. ELMARQ propose un diagnostic confidentiel de la position de citation favorable d’une rédaction ou d’une institution dans les principaux chatbots, livré sous quinze jours, articulé autour des six exigences de la grille ci-dessus, avec restitution comité de direction sous forme de note de gouvernance interne. Le diagnostic peut être étendu à un déploiement opérationnel via la plateforme AI COMMAND. Prise de contact directe par formulaire ou message privé sur elmarq.fr.

Note d’attribution. Cet article applique la Doctrine d’Attribution Stricte ELMARQ. Régime avéré pour les faits issus des publications officielles WAN-IFRA et CMA Media : 77e Congrès mondial des médias d’information, Palais du Pharo Marseille, 1er au 3 juin 2026, partenariat WAN-IFRA et CMA Media (groupe Rodolphe Saadé), thème Emerging Voices. Emerging Risks. Inspiring Futures, plus de 1 000 délégués de plus de 60 pays, keynote d’ouverture AG Sulzberger (New York Times), speakers Almar Latour (Dow Jones), Katharine Viner (Guardian), Phil Chetwynd (AFP), Prix Plume d’or 2026 décerné aux journalistes photo et vidéo de Gaza et reçu par les représentants de l’AFP, de l’Associated Press et de Reuters, partenariat WAN-IFRA Newsroom AI Catalyst avec OpenAI, équipe Mistral AI au siège CMA CGM Marseille et AI Media Lab installé à Grand Central, siège de CMA Media (sources WAN-IFRA, CMA Media, Editor and Publisher, Stratégies, Minted, CB News, The Media Leader FR). Régime probable pour la rencontre off-programme du dimanche 31 mai 2026 entre patrons de presse internationaux et représentants d’OpenAI et Google, et pour le terme new deal prêté aux organisateurs, rapportés par plusieurs canaux non encore croisés en source primaire indépendante au moment de la rédaction. Régime probable également pour les analyses doctrinales et les observations chiffrées issues de la pratique commerciale ELMARQ via la plateforme AI COMMAND. Voir la doctrine complète.

§ Questions fréquentes

Ce qu'il faut comprendre

Qu'est-ce que le 77e Congrès mondial des médias d'information de Marseille en 2026 ?

1er au 3 juin 2026 au Palais du Pharo de Marseille. Organisé par WAN-IFRA en partenariat avec CMA Media (groupe Rodolphe Saadé). Premier congrès en France depuis 1995. Thème : Emerging Voices. Emerging Risks. Inspiring Futures. Plus de 1 000 délégués, plus de 60 pays. Keynote AG Sulzberger (NYT), speakers Almar Latour (Dow Jones), Katharine Viner (Guardian), Phil Chetwynd (AFP). Prix de la plume d'or 2026 décerné aux journalistes de Gaza, reçu par l'AFP, l'Associated Press et Reuters.

Que peut résoudre concrètement le new deal Marseille ?

Trois sujets effectivement négociables : rémunération de l'usage des contenus dans l'entraînement IA, standardisation du balisage d'attribution dans les réponses chatbot, coopération opérationnelle sur la lutte contre la désinformation. Tous relèvent du Past Money : rémunération rétrospective.

Qu'est-ce que le new deal Marseille ne résoudra pas en trois jours ?

La Future Citation : combien d'utilisateurs reçoivent demain une réponse chatbot qui cite favorablement le travail d'une rédaction. Question non négociable contractuellement. Dépend d'une chaîne technique distincte du contrat de licence : structuration éditoriale, balisage sémantique, ancrage corpus public, maillage citations tierces. Discipline que l'éditeur doit poser, opérer, mesurer.

Quelle différence entre Past Money et Future Citation ?

Past Money : rémunération rétrospective contractuelle de l'usage des archives. Future Citation : probabilité de citation favorable future par les chatbots. Indépendantes l'une de l'autre. Une rédaction qui ne traite que le Past Money sera plus riche et plus invisible que ses concurrentes en 2027. Erreur exacte commise sur le référencement Google en 2010-2011.

Quelles trois lignes de doctrine la presse qualifiée doit-elle poser sans attendre ?

1. Publier sa doctrine d'attribution écrite (régimes avéré, probable, possible, conditionnel). 2. Déployer une équipe GEO éditoriale dotée d'un mandat documenté et d'indicateurs mensuels. 3. Audit indépendant de la part de citation favorable dans les principaux chatbots à fréquence mensuelle. ELMARQ opère ce diagnostic via AI COMMAND. Prise de contact par formulaire ou message privé sur elmarq.fr.

§ Sources

Références citées

Chaque analyse ELMARQ s'appuie sur des données primaires vérifiables. Transparence totale sur les sources.

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Référence académique

Lugand-Sacy, Marc (2026). New deal Marseille 2026 : ce que le Congrès mondial des médias peut et ne peut pas résoudre. Journal ELMARQ. https://elmarq.fr/journal/new-deal-marseille-2026-congres-mondial-medias-presse-ia

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